Jours et Horaires d'ouverture au public :
Visites guidées les 1er et 3ème dimanche de chaque mois, de 9h à 12h et de 14h à 18h.
Pour les groupes scolaires ou associations souhaitant visiter le musée en dehors des dates et horaires habituels, prendre rendez-vous au Musée ou par téléphone
Tarifs :
Adultes : 4,50 € ;
10/15 ans : 2,50€ ;
- 10ans : gratuit
Groupe (à partir de 10 personnes) : 3,50 €
Durée : 1h30. (vêtements chauds conseillés)
Les visites sont guidées.
Depuis 1991, la visite permet de découvrir un blockhaus entièrement restauré, qui a joué un rôle historique important lors du débarquement en Normandie.
Plusieurs salles ont été refaites comme à l’époque : locaux techniques (ventilation et électricité), cuisine, sanitaires, chambre du général, central téléphonique, station d’écoute, etc. On y découvre aussi une importante collection. Des documents sur la région sous l’occupation sont présentés ainsi que de nombreux matériels de la guerre des ondes qui sont uniques dans un musée : appareils de radio-goniomètrie allemands, des télex etc.. Ces matériels, très sophistiqués pour l’époque, ont bien souvent continué leur carrière après la guerre dans les armées européennes. Leur regroupement en un seul lieu est exceptionnel.
De nombreuses saynètes reconstituées présentent des mannequins complets en tenues d’époque avec matériels et armements. La vie civile est également retracée grâce à la reconstitution d’un intérieur de maison avec tous les accessoires d’époque.
Des maquettes permettent au public d’avoir une vue d’ensemble des avions, blindés ou véhicules utilisés pendant la Seconde Guerre Mondiale, de même que des dioramas montrent les différents théâtres d’opération abordés lors des différentes expositions du Musée.
Après les raids réussis à St Nazaire et Bruneval en février et mars 1942 visant à ébranler les forces allemandes, les alliés élaborent un nouveau plan pour une tentative plus importante, cette fois ci à Dieppe. Fort de leur enseignement précèdent, le haut commandement britannique confie la lourde tâche à
la deuxième division canadienne de mener l’offensive sur les plages. C’est la première fois depuis le début de la seconde guerre que ces 5000 canadiens combattent. Ils seront appuyés par 1000 soldats britanniques répartis dans les commandos dont l’objectif est de neutraliser les batteries côtières allemandes sur les flancs gauche et droit. Le front s’étend sur 28 kilomètres, allant des hautes falaises de Berneval aux plages de galets à Quiberville. La côte normande de Dieppe était réputée moins défendue que celle du Pas-de-Calais, or il n’en était rien.
Guidées, les visites durent en général entre 1h30 et 2h00 pour explorer la quinzaine de salles présentées au public.
De mauvais renseignements et une médiocre reconnaissance du relief fut à l’origine d’un massacre de milliers de soldats.
De plus, le 14ème régiment des Calgary composé de chars lourds « Churchill MKIII » devait, selon les plans, appuyer l’infanterie puis investir la ville. Ils furent arrêtés net sur la plage de Dieppe par les galets qui ont rompu les chenilles, les rendant vulnérables aux tirs allemands. Les commandos à Berneval n’ont eu guère plus de chance car la résistance allemande fut
importante et peu on pu rembarquer vers l’Angleterre. Seuls les commandos menés par Lord Lovat ont réussi leur mission de détruire la batterie «Hess» à Varengeville et sont rentrés au pays. Malgré un important soutien aérien de la RAF et RCAF, l’opération «Jubilee» fut un échec. Cependant nous pouvons dire avec le recul que le sacrifice de ces milliers de soldats ne fut pas inutile et qu’il a servi d’enseignement aux alliés pour la réussite des débarquements futurs tel qu’en Afrique du Nord en Novembre 1942, en Sicile en 1943 et surtout celui de juin 1944 en Normandie qui permis notre libération.